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En 5ème

Ateliers neurosciences en 5ème

Par admin stjean-labarre, publié le vendredi 5 décembre 2014 15:10 - Mis à jour le jeudi 19 novembre 2015 15:15

Dans la continuité du travail entrepris en 6ème, les élèves de 5ème sont amenés à réfléchir sur ce qu'est l'attention, et la mémorisation..

A partir de plusieurs expériences testées en classe (deux professeurs encadrent chacune des heures), ils sont amené * à comprendre ce que signifie "être attetif à",

* à identifier ses distracteurs, et les moyens pour faciliter son attention

* à trouver des aides à la mémorisation.

 

Éclairage scientifique sur…. L’attention (E. Pasquinelli)

 

L’attention est un processus cérébral indispensable à toutes les fonctions cognitives conscientes. Elle sélectionne les informations, influence la façon dont celles-ci seront traitées par le cerveau et contrôle ce qui pourrait nous distraire. Elle contribue à notre perception du monde, d’autrui et également de nous-mêmes.

Comment peut-on se représenter l’attention ? L’attention est comme un faisceau de lumière dirigé sur un objet ou un but parmi d’autres. Cette métaphore nous permet de réaliser qu’à chaque moment nous ne pouvons percevoir qu’une partie du monde qui nous entoure. Mais elle ne nous indique pas que nous devons faire des efforts pour résister aux distractions.

À quoi l’attention sert-elle ?Le rôle de l’attention est de réaliser une sélection parmi des informations. L’attention s’oriente vers ce que le cerveau considère comme important, elle choisit l’information à traiter en fonction de nos buts et nous évite les informations négligeables ou distrayantes. Lattention sélective est, de façon exemplaire, à son maximum chez le sportif ou le musicien de haut niveau.

L’attention est liée à la conscience. La plupart du temps, nous ne sommes pas conscients de notre rythme respiratoire, par exemple, mais il suffit d’y porter attention pour en prendre conscience ; de même pour les pensées, les émotions, les sensations, les sentiments que nous amenons à la conscience en y prêtant attention…

Peut-on faire attention à plusieurs tâches à la fois ? Peut-on diviser l’attention ? Une tâche est une action maîtrisée, demandant un effort mental et ayant un but précis. Les apprentissages nous conduisent à automatiser un grand nombre de tâches, à les réaliser sans attention. En ce sens, les automatismes (marcher, faire du vélo, lire, etc.) ne peuvent plus être considérés comme des tâches.

L’homme n’est pas multitâche. Le cerveau peut gérer ou coordonner deux tâches à la fois en basculant très rapidement (en quelques millisecondes) de l’une à l’autre, mais elles ne sont probablement pas vraiment effectuées simultanément. Essayer de faire plusieurs tâches à la fois revient à en abandonner certaines, et à augmenter pour les autres le risque d’erreurs et le temps passé à leur exécution.

L’attention peut-elle être captée par un événement extérieur ? L’attention n’est pas entièrement sous le contrôle de la volonté, elle peut être captée par des stimulations variées, nous permettant de nous adapter à un changement de l’environnement (une sirène d’alarme, par exemple). Ce dont nous avons l’habitude ne retient plus notre attention, qui est au contraire captée par la nouveauté et l’inattendu (ce qui peut s’avérer très utile en cas de danger). Dans nos sociétés, les informations circulent en masse : l’innovation est constamment nécessaire pour nous surprendre et capter notre attention à notre insu.

Peut-on passer de l’attention à la distraction et vice-versa ? La vie quotidienne est faite en permanence d’alternances entre attention et distraction. Nous pouvons décider à tout moment de rediriger notre attention. Cette fluidité de l’attention nous permet, alors que nous sommes concentrés sur une tâche, de nous tenir au courant du monde extérieur. La capacité d’attention varie en fonction de nombreux facteurs : fatigue, émotions, habitudes, motivation… Parfois il faut faire des efforts pour faire attention, et parfois le plaisir est un facteur suffisant pour retenir notre attention.

L’attention est-elle nécessaire à l’apprentissage ? L’attention est un pilier de l’apprentissage. D’une part, l’attention est nécessaire à la perception, à la compréhension et à la mémorisation ; d’autre part, l’apprentissage permet l’automatisme. L’attention est à nouveau requise pour inhiber, si nécessaire, des automatismes. Sur un terrain escarpé, il n’est plus possible de marcher de la même façon que sur un terrain plat. La marche ne peut plus être automatique : il faut de l’attention pour inhiber la marche habituelle et s’adapter au nouvel environnement. La capacité d’attention se développe progressivement chez l’enfant, elle change de manière importante entre 4 et 6 ans, puis à la puberté et continue de se développer jusqu’au début de l’âge adulte.

 

Quel est le siège de l’attention ? Il n’y a pas à proprement parler de « région cérébrale de l’attention », mais il existe plusieurs réseaux neuronaux de l’attention, dans lesquels le cortex préfrontal joue un rôle crucial.

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